Ceinture de sécurité

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Ceinture de sécurité

Message par Jean-Fi le Mar 21 Mai - 9:56

Vroom.be a écrit:Peu de personnes le savent, mais notre code de la route repose en grande partie sur l’arrêté royal du 1er décembre 1975, fortement amendé depuis. Cette grande réforme a apporté de nombreux éléments nouveaux dans la façon de se comporter sur la route, et notamment l’obligation de boucler la ceinture à l’avant. 16 ans plus tard, l’obligation fut étendue aux places arrière

6 sur 10

Il est incroyable de voir qu'en Belgique près d’une voiture sur deux roule avec une personne non attachée, surtout à l’arrière. En mai 2004, 66,3 % des conducteurs et passagers avant portent leur ceinture. Il semble que ce pourcentage soit moins élevé encore pour les places arrière (de l’ordre de 45 %). Sur ce point le Belge est très mauvais élève en Europe.

Réduire les risques

Les études sont sans équivoque : la ceinture de sécurité réduit de 50 à 60 % les risques de blessures graves en cas d’accident. Ainsi, sans ceinture, un choc à partir de 20 km/h peut être mortel… Alors qu’attaché on peut sans sortir lors d’un choc à 100 km/h. Les crash-test dummies et les rapports d’accident sont là pour en attester. Surtout en collaboration avec les airbags.

Pourquoi ?

Alors pourquoi cette réticence ? Des études prouvent que les principales réticences au port de la ceinture sont le manque de liberté et la gêne occasionnée par cet accessoire. À l’avant, cela semble étonnant dans la mesure où toutes les ceintures sont maintenant bien conçues et qu’il est souvent possible de régler leur hauteur. Il convient, peut-être aussi, de bien savoir la mettre.

Des efforts à l’arrière

Par contre, il est vrai qu’à l’arrière certains modèles souffrent d’un dispositif peu confortable et non ergonomique. Difficile de placer la boucle dans le support et troisième ceinture pendant au plafond. Sans oublier les automobilistes qui ont replacé un siège rabattu en laissant les ceintures sous le coussin de la banquette. Il est non seulement nécessaire pour le citoyen de prendre ses responsabilités, mais aussi indispensable pour les constructeurs d’inciter à l’utilisation de ce cordon ombilical.

Actives

L’efficacité des ceintures n’est plus à mettre en cause. Tous les véhicules récents ont droit au limiteur d’effort et au prétensionneur. Ce dernier permet au passager de bien rester caler dans le siège en cas de choc en tendant la ceinture. Les limiteurs d’effort, eux, relâchent la tension après la collision pour amortir la pression exercée sur le corps.

Têtu

La négligence des conducteurs les incite aussi à oublier leur ceinture, comme le clignotant, les dangers de l'alcool ou l’entretien de leur véhicule, du reste. Au fond, se disent certains, c’est ma vie qui est en jeu et cela ne regarde que moi. Faux ! À l’arrière, c’est tout autant sa propre vie que celle de celui qu’on écrasera à l’avant lors d’un choc qui compte. En plus, chaque blessure grave liée à un défaut de ceinture coûte à la collectivité puisque la mutuelle fonctionne sur la solidarité… L’accident fait partie du risque automobile. Par contre, le non-port de ceinture est une faute.

Rumeurs

D’autres prétendent régulièrement « j’ai un ami qui a eu la vie sauve parce qu’il n’avait pas mi sa ceinture ». C’est peut-être vrai, mais, moi, je connais trois personnes, au moins, qui sont toujours en vie parce qu’elles avaient leur ceinture. L’argument de cette légende urbaine ne fait donc pas le poids. La ceinture sauve globalement plus qu’elle ne tue. Surtout, rappelons-le, pour des chocs à faible vitesse.

Les enfants

L’éducation des enfants est primordiale pour les habituer à l’usage de la ceinture. Surtout qu’à partir du 1er mai 2006, les sièges spéciaux et rehausseurs, homologués, seront obligatoires pour tous les enfants de moins de 1,35 m. En effet, les systèmes de retenue sont moins efficaces pour les petits gabarits, il faut donc compenser cela avec des solutions adaptées. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : il vaut mieux mettre la ceinture à un enfant, que ne pas la mettre du tout.

Coût

Le hic de cette obligation, c’est le coût pour les parents. Car non seulement les sièges devront être homologués, mais en plus, il faudra les adapter à l’âge et à la taille de l’enfant. Cela signifie 1 à 2 achats par an. Contrairement aux ceintures fournies avec la voiture, tout ceci est à payer en plus. Déjà que la moitié de la population ne met pas systématiquement la ceinture « offerte gracieusement »…

Homologation

On ne peut toutefois pas trop en vouloir au législateur. D’abord il transpose une réglementation européenne. Ensuite, l’homologation est vraiment conseillée car un mauvais siège peut s’avérer dangereux : ceinture difficile à mettre ou à enlever, siège qui glisse sur la banquette, point d’ancrage trop faible… Il faut juste espérer que les prix diminueront soit par le truchement d’une TVA diminuée, soit par une hausse de la demande, ou par ces deux variables cumulées. En attendant, un conseil : bouclez-la.

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